Au bout de son rêve : Denis Van Weynbergh, skipper de l’IMOCA D’Ieteren Group, boucle son premier tour du monde
— Vendee Globe
Il l’a fait ! Ce matin, Denis Van Weynbergh a terminé son tour du monde en IMOCA en 117 jours en solitaire, sans escale et sans assistance. Il franchit la ligne d’arrivée du Vendée Globe au de-là du temps réglementaire, il n’est donc pas classé sur l’épreuve et est considéré comme “hors course”.
Un rêve devenu réalité
C’est ému que nous avons dit au revoir à Denis le 10 novembre dernier. Il prenait le large à bord de son IMOCA D’Ieteren Group afin de se confronter pour la toute première fois à l’Everest des mers.
Après près de 4 mois de course, il termine aujourd’hui ce défi fou qu’il préparait depuis plus de 6 ans avec son équipe de bénévoles. Celui qui était resté à quai lors de la précédente édition nous a prouvé que la ténacité, le courage et la passion permettent d’accomplir les plus grands rêves. Des valeurs dans lesquelles se reconnaît pleinement le groupe D’Ieteren, à ses côtés depuis 2023.
“Toutes nos félicitations à Denis Van Weynbergh, notre skipper belge, pour son arrivée aux Sables d'Olonnes aujourd'hui après son tour du monde sur le Vendée Globe. Nous sommes extrêmement fiers de Denis et de l'incroyable voyage qu'il a entrepris. L'aventure a été longue et difficile, mais comme toute expérience humaine, elle a été riche d'enseignements. Pour nous, au sein du groupe D'Ieteren, le projet visait avant tout à partager un certain nombre de valeurs fondamentales avec toutes les personnes du groupe : des valeurs de courage et de résilience, que Denis incarne avec une force et une détermination exemplaires. Ses accomplissements ont été un puissant témoignage et une véritable source d'inspiration pour les employés du groupe et pour tous ceux qui l'ont suivi tout au long de la course.” a déclaré le porte-parole du groupe D'Ieteren.
Un symbole de résilience
Malgré les difficultés rencontrées lors de son Vendée Globe, Denis a fait preuve de patience et de résilience tout au long de son aventure.
Conscient de la chance qu’il avait de réaliser son rêve, les spectateurs l’ont rarement vu perdre son sourire et son humour. Le skipper de D’Ieteren Group a affronté les tempêtes, le froid, la chaleur, la solitude et les défis techniques inhérents à une course aussi exigeante.
Ces aléas prennent une nouvelle tournure au sud de l'archipel des Açores, avec la casse du loop de grand-voile, pièce essentielle à la fixation de cette dernière. Denis est contraint de ralentir pour procéder aux réparations, qui malheureusement feront défection dans la nuit du 26 au 27 février. L’IMOCA D’Ieteren Group fait alors route à faible allure sous voile d’avant seule, retardant fortement son arrivée aux Sables d’Olonne. Les espoirs de terminer dans les délais s’éloignent, la fermeture de ligne du Vendée Globe étant fixée au vendredi 7 mars à 8 heures.
Denis boucle ainsi son tour du monde sans figurer au classement, il est considéré comme “hors course”. Il a prouvé que la résilience est une force, que chaque mille parcouru était une victoire et que l’important n’est pas seulement la place, mais le chemin parcouru.
Une arrivée sous le signe de l’émotion
Comme nous pouvions l’imaginer, le marin était très ému ce matin/aprem/soir lors de sa remontée du chenal et de ses retrouvailles avec ses proches.
L’occasion pour les nombreux spectateurs de fêter la Belgique dans la joie et la bonne humeur ! Un moment dont chacun des participants devrait se souvenir bien longtemps. Et aujourd’hui, malgré un temps qui ne lui permet pas d’être classé, il n’est pas seulement un marin qui boucle un tour du monde : il est un homme qui a accompli son rêve.
Denis Van Weynbergh :
“Je suis toujours sur un nuage, je commence à sentir un peu de fatigue. Le 11 novembre je ne faisais pas le malin : je partais pour un tour du monde en solitaire, sans escale, sans assistance et pour une centaine de jours. De toute façon, pas le choix, tu te lances ! Au début tu connais la route : l'équateur, le Brésil et ensuite tu découvres avec les mers du Sud. Tous les jours, tu apprends des choses. Tu es impressionné, parfois stressé. Tu dois faire avancer le bateau car si tu veux y arriver, tu y vas, tu apprends tous les jours. Au-delà de la voile, tu découvres plein de choses sur toi. Je n'ai jamais autant pleuré et fait de crise de nerfs. J'ai voulu faire un Vendée Globe comme un bon père de famille, je ne voulais pas aller dans des zones très risquées. Voilà c'était ma manière de naviguer, je referai la même chose.
J'ai eu la chance de rencontrer D'Ieteren Group, une grosse société belge. Ils n'ont jamais fait de sponsoring, ils sont très discrets, c'est une holding familiale. Ils ont été séduits par nos valeurs et ont décidé de se lancer. Grâce à eux j'ai eu un budget qui permet de fonctionner, racheter des voiles, de l'électronique, participer à des courses…
Le chemin a été long pour arriver au départ du Vendée Globe et là aux 117 jours à l'arrivée.”
> Revivez l’arrivée de l’IMOCA D’Ieteren Group ici
Quelques chiffres et informations
1er Vendée Globe pour Denis Van Weynbergh et D’Ieteren Group
Parcours : 24 300 milles soit 45 000 km
Jours passés en mer : 117
Date de fermeture de la ligne d’arrivée : 7 mars à 8h