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L’IMOCA D’Ieteren Group en chantier d’hiver chez Eole Performance

Les réussites en mer se préparent à terre ! Le chantier d’hiver est ainsi une étape cruciale pour l’IMOCA D’Ieteren Group. Cette période d’environ trois mois consiste à vérifier, optimiser et préparer le bateau avant une année 2024 décisive avec deux transatlantiques et un premier tour du monde pour Denis Van Weynbergh. Le skipper belge s’entoure alors des meilleurs : le chantier Eole Performance, basé à Port Bourgenay, ainsi que sa fidèle équipe de bénévoles. Entrez dans les coulisses d’une équipe de course au large.

Photos © Disobey.

L’IMOCA D’Ieteren Group mis a nu

Denis Van Weynbergh:

“On ne fait pas de modifications énormes comme on avait pu faire dans le passé, on est vraiment dans une phase de validation et de perfectionnement de tout ce qui a été fait. En ce qui concerne la peinture en revanche, nous avons mis la coque et la carène du bateau à nu car nous ne l’avions jamais fait depuis que j’ai acquis le bateau. Nous avons donc tout poncé pour retirer les couches d’antifouling et égaliser toute la surface de la carène.Ensuite, nous allons passer une première couche d'époxy et poncer de nouveau pour tout lisser (comme une semelle de ski ! ). Cela va faire du bien au bateau et c’était le
bon moment pour le faire.”

Tirer les enseignements des transatlantiques de 2023

Après la Transat Jacques Vabre et le Retour à la Base, un bilan technique fut réalisé pour comprendre, analyser et optimiser au mieux les problèmes rencontrés lors de ces deux courses:

"On a eu quelques soucis techniques sur le Retour à la Base, notamment avec le moteur. Donc nous le changeons et le remplaçons par un modèle plus léger, ce qui nous fera gagner en poids. Nous avons également noté quelques infiltrations d’eau sur les dernières courses. Les hublots seront donc changés. Lors de la Retour à La Base, j’ai également eu des ennuis avec ma quille qui est restée bloquée. Tout le système du vérin de quille a été démonté et nous vérifierons l’ensemble. Nous avons également envoyé tous les haubans et gréement dormants* en contrôle afin de tout checker avant les courses de la saison."

La course au large : en solitaire mais jamais seul

Pour mener à bien ces travaux, Denis peut s’appuyer sur les membres de son équipe de bénévoles qui le soutiennent au quotidien et s’organisent malgré leurs engagements respectifs…

“La journée, c’est l’équipe d’Eole qui travaille sur le bateau et le soir et le week-end ce sont les bénévoles. Eole s’occupe du ponçage, de la peinture ainsi que du démontage et remontage de l’accastillage. Nous nous occupons de tout ce qui concerne l’électronique, le vérin de quille, la mécanique et une partie de l’accastillage s’il y a besoin de changement sur des pièces trop usées. Pour toute la mécanique, c’est Julien et Florent aux commandes.

Jean-Noël s’occupe de tout le système électronique du bateau. Nous sous-traitons ensuite certaines tâches comme le contrôle et l’entretien des haubans et je m’occupe de la liaison avec nos fournisseurs. C’était important pour nous d’aller chez des fournisseurs qui ont l’habitude de travailler avec des projets IMOCA et qui ont de l’expérience sur ce genre de systèmes.”

Des voiles neuves pour l’IMOCA D’Ieteren Group

“Nous allons également avoir de nouvelles voiles pour le Vendée Globe et nous faisons une nouvelle voile que je n’avais pas : le petit Gennaker. Cette voile m’a beaucoup manqué lors de la course Retour à La Base. Je l’aurai donc pour les prochaines courses et elle va être importante, surtout pour la New-York - Vendée Les Sables et le Vendée Globe, car elle est très utile pour tous les bateaux à dérives.”

A l’heure où nous écrivons ces lignes, le contrôle de la quille et de la coque pour se conformer à la jauge est tout juste passé et les premières couches de peinture posées. La remise à l’eau du bateau belge est envisagée entre le 20 et le 22 mars.

*le gréement dormant est constitué de tous les câbles et les cordages qui tiennent le mât et sur lesquels on n'agit pas pendant la navigation