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« Nous nous y préparons depuis 6 ans » - 3 semaines avant le Vendée Globe

Cet été, le skipper Denis Van Weynbergh s’est concentré sur son entraînement et les dernières optimisations de son IMOCA D’Ieteren Group. Objectif : être prêt pour le départ de celui que l’on surnomme l’Everest des mers, le Vendée Globe.

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L'importance de la préparation

“Un Vendée Globe, c'est entre 80 et 90% de réussite à terre.” Denis donne le ton et s’est donc entouré pour mener à bien ses phases d'entraînements en mer et de préparation technique du bateau. “Au mois d'août, j'ai beaucoup navigué avec Sébastien Audigane (détenteur du record du Trophée Jules Verne sur le trimaran IDEC Sport). C'est un profil que l'on n'avait pas dans l'équipe. Il a l'expérience des tours du monde. Il m'a coaché sur l'eau et a aussi coaché l'équipe à terre. C'était important pour nous.”

Côté bateau, quelques améliorations ont ainsi été apportées à l’IMOCA D’Ieteren Group pour que Denis prenne le départ du Vendée Globe dans les meilleures conditions possibles le 10 novembre. “2024 était vraiment une année de fiabilisation. On a changé tout l'électronique et cette année on a fait une nouvelle casquette pour que je sois plus au sec. Nous n’avons pas fait de gros changements car selon moi, sur une année de Vendée Globe, c’est bien d’aller petit à petit dans les détails sur les réglages.”

En parallèle, la préparation physique fait l’objet d’une attention particulière. Entre 4 et 5 fois par semaine réparties sur différents sports comme le vélo, la natation et la musculation. “C’est également important pour le mental. Cela me permet de me mettre dans mon schéma de préparation” explique le skipper belge.

Et justement, concernant le mental, Denis a fait appel à un coach. “Je n’ai pas spécialement de routine. Je travaille ma respiration et je fais un peu de méditation. Ce sont des petits rituels que j’aime bien avoir.”

Le programme avant le départ

Mi-septembre, une formation médicale approfondie a été dispensée aux concurrents afin de maîtriser les bases de soin en cas de blessures à bord. En effet, ils seront parfois à plusieurs jours de mer de la terre la plus proche et ne pourront donc compter que sur eux-mêmes pour se prodiguer les premiers secours.

Si Denis est désormais un habitué de la navigation en Atlantique, le Vendée Globe sera pour lui son tout premier tour du monde et donc son baptême dans les mers du Sud, l’Océan Indien ou encore le Pacifique. Denis a donc consacré du temps à l’étude des systèmes météorologiques du globe au mois de septembre : “C’est comme à la fac, j’ai repris mes stabilos de couleurs et je souligne et fait des résumés” , explique-t-il.

Côté médiatique aussi le rythme s’est intensifié avec la conférence de presse de la course le 19 septembre où Denis et tous les skippers étaient réunis à la Seine Musicale à Paris. L’occasion pour eux de discuter avec les médias nationaux, venus en nombre pour les rencontrer.

Et enfin, juste avant l’ouverture du village… “Début octobre, nous ferons quelques navigations test pour vérifier que tout fonctionne bien.”

La flotte des IMOCA est attendue au port des Sables d’Olonne à partir du 18 octobre et le 10 novembre c’est le grand départ ! “Avec mon équipe, on sera tout à fait prêts, on aura validé tout ce qu’on a mis en place depuis maintenant 4-5 ans” conclut Denis.

Les mots de Denis Van Weynbergh

“Pour moi et toute une partie de la flotte, le Vendée Globe est une grande première donc c’est une autre dimension. Maintenant, nous sommes habitués aux transatlantiques. Je ne dirai pas que nous le faisons facilement car une transat’ en solo c’est toujours un défi mais un Vendée Globe c’est quand même différent. J’ai l’avantage de bien connaître le chenal mais je ne l’ai jamais fait avec 40 ou 50 milles personnes. Ça va être un grand moment que l’on prépare depuis 6 ans et on l’attend aussi avec impatience car on sait que derrière il y a un vrai engouement.”

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